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Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara visé par une enquête sur sa nationalité

Alassane Ouattara visé par une enquête sur sa nationalité

Lomé Actu, 02 Juillet 2025- Une vive controverse entoure la légitimité du président Alassane Ouattara à quelques mois de la présidentielle ivoirienne. Le Dr Ousmane Camara, président du mouvement Alternative Nouvelle Génération (ANG) et candidat déclaré au scrutin d’octobre 2025, a saisi le Conseil constitutionnel pour remettre en cause la nationalité ivoirienne du chef de l’État.

Une requête formelle déposée

Dans un communiqué rendu public, Dr Camara indique avoir introduit une requête le 27 juin 2025, dénonçant une “irrégularité constitutionnelle persistante” à la tête du pays. Il soutient que M. Ouattara n’a jamais apporté la preuve de sa renonciation à la nationalité burkinabè, qu’il aurait détenue avant d’acquérir la nationalité ivoirienne en 1985.

Article 55 au cœur du débat

Le candidat indépendant invoque l’article 55 de la Constitution ivoirienne, qui interdit aux candidats à la présidence de détenir une double nationalité. Selon lui, en l’absence de document officiel attestant la renonciation d’Alassane Ouattara à sa nationalité d’origine, sa candidature – et même son mandat actuel – pourraient être jugés inconstitutionnels.

Des précédents évoqués

Pour appuyer son argumentaire, Dr Camara fait référence à un document du FMI datant de 1984, dans lequel Alassane Ouattara est présenté comme burkinabè. Il rappelle également les cas récents de personnalités comme Tidjane Thiam ou Laurent Gbagbo, qui ont vu leur éligibilité remise en question pour des motifs similaires.

Dénonciation du système de parrainage

Au-delà de la question de la nationalité, Dr Camara critique vigoureusement le processus de parrainage instauré pour la présidentielle à venir. Il le qualifie d’exclusif et discriminatoire, notamment en raison du délai de 40 jours imposé pour collecter 40 000 signatures, couplé à un cautionnement de 50 millions FCFA.

Il pointe aussi l’introduction précipitée de la biométrie sans test préalable, l’absence d’accès à la liste électorale définitive, et un processus de validation opaque par le Conseil constitutionnel, sans possibilité de recours.

Un appel à la justice constitutionnelle

Le candidat appelle l’institution garante de la loi fondamentale à trancher avec impartialité. Selon lui, le respect de la loi ne doit souffrir d’aucun traitement différencié : “La règle ne doit pas changer selon les individus”.

En déposant cette requête, Ousmane Camara espère susciter un débat de fond sur les conditions d’éligibilité à la magistrature suprême et réclame un traitement équitable pour tous les postulants à la présidence.

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