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Zimbabwe : les églises vont désormais payer avant de chanter des chants sous droits d’auteurs

Zimbabwe : les églises vont désormais payer pour chanter des chants sous droits d'auteurs

(Lomé Actu) – Au Zimbabwe, les églises qui utilisent des chants protégés par le droit d’auteur devront désormais s’acquitter de licences. L’annonce a été faite par l’Association zimbabwéenne des droits musicaux (ZIMURA), qui a rappelé que tout usage de musique sans autorisation constitue une violation de la loi.

“Qu’il s’agisse d’églises, de bars, d’hôtels ou de groupes de reprises, dès lors qu’une organisation interprète l’œuvre d’un autre, elle doit payer des droits”, a déclaré le porte-parole de la ZIMURA, Alexio Gwenzi, dans une interview diffusée le 15 septembre sur earGROUND TV.

Certaines grandes communautés religieuses, comme l’église UFIC du prophète Emmanuel Makandiwa, disposent déjà de licences. Les frais, eux, varient entre 30 et 100 dollars selon la taille de l’organisation.

La ZIMURA, qui compte environ 5 000 membres, redistribue ensuite ces redevances aux artistes et compositeurs. L’organisme propose aussi des avantages à ses adhérents, tels qu’une couverture funéraire, une aide en cas d’incapacité et un fonds de soutien de 500 dollars.

La question des tarifs reste toutefois sensible : plus tôt en 2025, la ZIMURA avait instauré une taxe de 150 dollars par concert pour les groupes de reprises, provoquant une levée de boucliers. Le ministère de la Justice avait alors suspendu la mesure en attendant une révision.

Malgré ces controverses, l’organisation insiste : la musique est une propriété intellectuelle, et ceux qui en tirent profit doivent contribuer à rémunérer ses créateurs.

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