Lomé Actu
Togo

“Ils n’ont pas la légitimité”, Brigitte Adjamagbo conteste la nomination des deux représentants togolais à la CEDEAO

(Lomé Actu) – La scène politique togolaise s’anime de nouveau autour de la question de la représentation du pays à la CEDEAO. Récemment , Brigitte Adjamagbo-Johnson, députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), a vigoureusement dénoncé la désignation de Séna Alipui (UFC) et Innocent Kagbara (PDP) comme nouveaux membres du Parlement de la CEDEAO.

Une procédure jugée illégale

Selon l’opposante, cette nomination ne respecte pas les règles établies :

« Ils n’ont pas été choisis par leurs pairs, ni par l’Assemblée nationale ni par le Sénat. Nous allons saisir le bureau de l’Assemblée nationale et toutes autres instances nécessaires », a-t-elle martelé.

Adjamagbo-Johnson insiste sur le fait que la loi prévoit un processus électif impliquant les parlementaires, et non des désignations décidées en coulisses.

La légitimité remise en cause

Au-delà de la forme, c’est aussi le fond qui dérange :

« Les deux sénateurs envoyés sont des nommés, alors qu’il y en a qui sont élus. Ils n’ont pas la légitimité de ceux qui ont été choisis au suffrage universel. »

Pour elle, la présence de « nommés » au Parlement communautaire affaiblit la crédibilité du Togo et réduit la portée démocratique de sa représentation.

Une ambition personnelle assumée

L’opposante, connue pour son franc-parler, ne cache pas non plus ses propres ambitions pour siéger à Abuja :

« Pourquoi ne le voudrais-je pas ? J’ai la volonté et la capacité de représenter les populations du Togo. »

Cette déclaration confirme qu’au-delà de la contestation, elle se positionne comme une alternative crédible pour porter la voix du Togo dans l’instance régionale.

Un nouvel épisode des tensions politiques

Cette affaire intervient dans un contexte marqué par la défiance persistante entre majorité et opposition sur la gestion des institutions, alors que la CEDEAO traverse elle-même une période de fragilisation, secouée par les retraits du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, l’image du Togo sur la scène régionale ne peut souffrir de « bricolages politiques » au moment où la CEDEAO tente de préserver sa légitimité.

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