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Urgent : Le président sud coréen Yoon Suk-yeol arrêté par la police

Urgent : Le président sud coréen Yoon Suk-yeol arrêté par la police

Lomé Actu, 15 janvier 2025 – Visé par une procédure de destitution pour avoir brièvement instauré la loi martiale le 3 décembre dernier, le président sud-coréen suspendu Yoon Suk-yeol a été arrêté ce mercredi 15 janvier. Cette intervention marque un tournant historique pour la Corée du Sud, où aucun chef d’État en exercice n’avait jamais été appréhendé jusqu’à présent.

Un assaut après une première tentative échouée

Aux premières heures de la matinée, des centaines d’agents du Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO) et de la police ont investi la résidence fortifiée de Yoon Suk-yeol, située dans un quartier huppé de Séoul. Cette deuxième tentative, après un échec début janvier, a mobilisé près de 3 500 agents pour franchir les barricades érigées par son équipe de sécurité.

Malgré une tentative de négociation pour éviter de porter des menottes, Yoon Suk-yeol a été appréhendé et conduit au Bureau d’enquête. À 10h40, le convoi transportant l’ancien procureur a quitté sa résidence sous haute surveillance.

Une tentative de loi martiale controversée

Le président suspendu fait face à une enquête pour “rébellion” après avoir brièvement instauré la loi martiale en décembre, justifiant cette décision comme une mesure nécessaire pour contrer “les forces communistes nord-coréennes” et “protéger l’État des éléments hostiles”. Cette décision avait immédiatement été condamnée par le Parlement, qui avait voté la levée de l’état d’urgence et lancé une procédure de destitution contre lui.

Un symbole de crise politique en Corée du Sud

Suspendu de ses fonctions le 14 décembre, Yoon Suk-yeol est devenu extrêmement impopulaire, notamment en raison de sa tentative de militariser la politique du pays. Son procès en destitution a débuté le 14 janvier, mais il a refusé de s’y présenter, invoquant des “risques pour sa sécurité”.

La Cour constitutionnelle a jusqu’à la mi-juin pour décider de son sort : elle pourrait soit confirmer sa destitution et le démettre définitivement, soit le rétablir dans ses fonctions.

Cette arrestation marque une étape inédite dans l’histoire politique sud-coréenne. Saluée par l’opposition comme un “retour à l’ordre constitutionnel”, elle reste un rappel des tensions profondes qui traversent le pays. Les prochaines étapes de cette affaire détermineront non seulement l’avenir de Yoon Suk-yeol, mais également celui des institutions démocratiques sud-coréennes.

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